Communiqué de Presse VIALUX mai 2017

Communiqué de presse Vialux Mai 2017

Article publié le 25/04/2017 par Morgane Jacquet

http://edito.seloger.com/conseils-d-experts/reglementations/votre-ville-peut-elle-vous-imposer-l-installation-d-un-miroir-de-rue-sur-votre-propriete-article-16543.html

Votre ville peut-elle vous imposer l’installation d’un miroir de rue sur votre propriété ?

Votre commune projette d’installer un miroir de sécurité dans une rue pour prévenir les accidents de la route. Pour ce faire, elle peut vous demander et non vous imposer d’installer un miroir sur votre propriété.

Votre ville doit vous demander votre autorisation avant toute installation

S’il est projeté d’installer un miroir de rue sur votre bien, la commune doit solliciter votre autorisation. Il vous est vivement recommandé d’apporter toutes les facilités nécessaires permettant de résoudre des problèmes de visibilité sur la voie concernée. Il faut savoir que l’installation d’un miroir (dispositif de signalisation routière) relève de la compétence exclusive du gestionnaire de voirie qui doit se conformer aux dispositions réglementaires définies pour l’ensemble des réseaux. Rapprochez-vous de votre mairie pour savoir s’il s’agit du seul dispositif de signalisation routière envisageable.

Un miroir de rue est interdit hors agglomération

En milieu urbain, l’emploi d’un miroir de sécurité est autorisé, à titre palliatif, sous réserve que les problèmes de visibilité sur les voies ne puissent pas être résolus par des aménagements. En revanche, hors agglomération, la mise en place d'un miroir est strictement interdite car il présente le risque d'une mauvaise appréciation de la distance et de la vitesse.

 Références juridiques

  • Article 14 de l’Instruction interministérielle sur la signalisation routière (Arrêté du 7 juin 1977 modifié)
  • RM n° 17710 publiée dans le JO Sénat du 21/07/2011

Article publié sur le site du Syndicat des Equipements de la Route (S.E.R.)

http://www.equipements-routiers-et-urbains.com

Comment augmenter la sécurité des cyclistes aux intersections ?

Les accidents les plus graves sont ceux impliquant un cycliste et un poids-lourd à une intersection.

Les accidents entre cyclistes et poids-lourds, bien que peu nombreux (5% des accidents impliquant un cycliste), sont souvent les plus graves : ils représentent 33% des accidents mortels impliquant un cycliste.

Une étude du CERTU* a montré que 41% de ces accidents ont lieu à une intersection, lorsqu’un véhicule tourne à droite sans voir le cycliste dans son angle mort. Les conducteurs de poids-lourds manquent en effet souvent de visibilité autour de leur véhicule, en particulier sur les côtés.

Scenario d’accident le plus fréquent : un poids-lourd tourne à droite à une intersection et heurte un cycliste circulant à sa droite.

D’après cette étude, les accidents les plus fréquents et les plus graves entre cyclistes et poids-lourds se déroulent selon le scenario suivant :

A l’approche d’une intersection, un véhicule à gros gabarit (autocar, bus de ville, véhicule de ramassage des ordures ménagères, camion de livraison…) s’approche à vitesse lente d’une intersection et s’apprête à tourner à droite. Un cycliste le suit à l’arrière droit, s’engage dans l’espace libre entre le trottoir et le poids-lourd et remonte vers l’avant du véhicule. A cet endroit, il se trouve dans l’angle mort des rétroviseurs et ne peut plus être perçu par le conducteur qui, s’il n’a pas pris la précaution de regarder dans son rétroviseur quelques instants auparavant, ignore qu’un cycliste est à côté de lui. Lorsqu’il entame sa manœuvre de tourne à droite, le cycliste surpris percute le poids-lourd ou, pire, se trouve coincé contre la bordure du trottoir et est écrasé par les roues arrières du poids-lourd.

 

45% des accidents survenus dans cette situation ont engendré le décès ou le l’hospitalisation dans un état grave du cycliste.

Quelles solutions ?

En France, les grandes agglomérations, où il existe une forte utilisation du vélo et qui ont été confrontées à un accident mortel, mettent en place des actions de communication, de sensibilisation et de formation pour prévenir du risque engendré par les angles morts (Ville de Paris, Communautés urbaines de Bordeaux, Nantes, Lille, Grenoble), le plus souvent en partenariat avec des associations d'usagers.

Pour les associations « vélos » ce thème apparaît fortement sous toutes les formes dans leurs actions de promotion du mode de déplacement « vélos » (ADAV, Fubicy, Vélo-cité Bordeaux, Mieux se  déplacer à vélo, Club Villes Territoires), le plus souvent en lien avec les collectivités territoriales.

Il existe cependant d’autres solutions simples et économiques, en termes d’équipements, qui permettraient de réduire considérablement le nombre d’accidents entre cyclistes et poids-lourds aux intersections :

  • L’installation de rétroviseurs grand angle réduisant les angles morts en élargissant le champ de vision des chauffeurs de poids-lourds (obligatoire sur tous les camions immatriculés depuis le 1er janvier 2000 suite à l’arrêté du 10 avril 2008) permettrait de sauver 1 200 vies en Europe d'ici à 2020, selon la commission des transports du Parlement européen.

 

  • L’installation de miroirs au niveau des feux de signalisation permettrait aux conducteurs de poids-lourds d’avoir une meilleure visibilité autour de leur véhicule et de sensibiliser les cyclistes au risque qu’ils encourent en se positionnant à côté d’un véhicule de gros gabarit.


 

Cette solution a déjà fait ses preuves dans de nombreuses grandes villes européennes comme Londres, Amsterdam, Munich, Münster, Fribourg, Bern, Bâle… mais reste insuffisamment utilisée en France.

 

  • Le port systématique en ville d’un gilet rétroréfléchissant certifié, déjà obligatoire pour tout cycliste circulant hors agglomération, la nuit, ou lorsque la visibilité est insuffisante, représente également une solution simple et efficace pour que les cyclistes puissent être repérés plus facilement.              

Quelques réflexes à adopter pour éviter les accidents de la circulation poids lourd/vélo :

Côté cycliste :

  • Essayer d’être en contact visuel avec le conducteur
  • Ne jamais s’arrêter sous les rétroviseurs ou à leur hauteur.
  • Ne pas dépasser un camion par la droite.
  • Ne pas chercher à dépasser un camion qui manœuvre, ni par la droite, ni par la gauche, surtout à l’approche d’une intersection.
  • Rester visible de jour comme de nuit grâce à l’éclairage avant et arrière du cycle, et si possible le port de vêtements réfléchissants.

Côté conducteur :

  • Signaler tout changement de trajectoire en mettant son clignotant suffisamment à l’avance.
  • Effectuer fréquemment - et avant de redémarrer - des contrôles rétroviseurs et tourner la tête pour vérifier qu’aucun deux-roues n’arrive dans l’angle mort.
  • Etre attentif aux intersections, particulièrement en cas de présence d’une bande cyclable ou d’une voie de bus.
  • Ne pas dépasser un cycliste avant de tourner à droite.

 

*Etude CERTU, « Les accidents de vélos avec des véhicules à gros gabarit », 2010.

Magazine ENTREPRENDRE, juin 2015

Audit sécurité

Article publié le 18/11/2014 par Caroline Albenois

http://www.info.expoprotection.com/

Grande distribution : la démarque inconnue en régression

Le vol à l’étalage ou en interne, les erreurs des fournisseurs, le crime organisé ainsi que les pertes administratives ont coûté en 2013 plus de 96,8 milliards d’euros aux grands distributeurs dans le monde. En France, la démarque inconnue représente 4,4 milliards d’euros, en légère baisse par rapport à l’année précédente (1,4 %).

Le vol à l’étalage est la cause principale de la démarque inconnue en France (58,5 %)
© Checkpoint Systems

Checkpoint Systems, le groupe spécialisé dans les solutions antivol de marchandises (prévention des pertes et visibilité), basé en France à Saint-Quentin-en-Yvelines (78), a commandé une étude sur la démarque inconnue dans le secteur de la grande distribution. Le groupe renouvelle cette opération chaque année depuis 10 ans. Réalisée conjointement par le cabinet d'analyse américain The Smart Cube et par son homologue Ernie Deyle, expert de la prévention des pertes, l'étude a été conduite dans 24 pays. Elle s'intéresse à 222 distributeurs, dont le chiffre d’affaires global représentait 560 milliards d'euros en 2013. « Nos clients nous réclament ce baromètre annuel dans lequel figure des indicateurs quantitatifs et des éclairages sur la répartition de la démarque inconnue, explique Patrice Bahuaud, directeur général France de Checkpoint Systems (CA France 2014 : 40 millions d’euros). L'idée principale c'est de savoir quels types de produits sont les plus volés et quels secteurs sont les plus touchés. » 

Les résultats sont encourageants. En effet, en moyenne, la grande distribution enregistre une démarque inconnue inférieure à 1% de son chiffre d'affaires. Comparé à d'autres secteurs, comme le textile ou l’électronique (2 ou 3%), ce taux est relativement bas. Spécifiquement en France, la démarque inconnue provient à 58,5 % du vol à l’étalage. Moins fréquent, le vol en interne, réalisé par des employés malhonnêtes, représente 16,7 % des pertes. Notons que l'importance de ce dernier larcin est quasiment au même niveau que les pertes administratives (16,8 %). De leurs coté, les erreurs des fournisseurs figurent pour 8 % du déficit.

Quantifier et sensibiliser. Dans le monde, la démarque inconnue consomme au total 1,29 % du chiffre d’affaires des distributeurs. Selon l'étude, elle est en baisse significative (4,8 %). « Depuis quatre ans, la démarque inconnue était stagnante, voire en légère progression. C’est la première année que nous observons une régression, souligne le dirigeant. La démarque inconnue coûte cher aux grands distributeurs, surtout dans un contexte de croissance atone ou de décroissance dans certains secteurs. Les enseignes en ont pris conscience et ont mis en place des procédés internes pour la mesurer, informer et sensibiliser les collaborateurs. » 

La baisse du poids de la démarque inconnue est notamment liée à une augmentation des investissements en matière de prévention des pertes et à la mise en place de programmes de protection à la source. Désormais, les distributeurs travaillent avec les fournisseurs afin d'intégrer des traceurs sur certaines catégories de produits dès leur fabrication, grâce par exemple à un système de tags RFID. « Pour faire perdurer le recul de la démarque inconnue, il faut protéger davantage de marchandises. À l'instar des alcools, du maquillage et des produits alimentaires haut de gamme », conclut Patrice Bahuaud. 

Article publié le 31/08/2012 par Par Delphine Gerbeau 

http://www.lagazettedescommunes.com/

SÉCURITÉ ROUTIÈRE

Dans quelles conditions des miroirs peuvent-ils être installés sur la voirie ?

L’emploi des miroirs sur le réseau routier national est défini par l’article 14 de l’Instruction interministérielle sur la signalisation routière (arrêté du 7 juin 1977 modifié).

L’installation de la signalisation routière, dont celle de miroirs, est de la compétence du gestionnaire de voirie qui doit se conformer aux dispositions réglementaires définies pour l’ensemble des réseaux afin d’assurer l’homogénéité de la signalisation sur l’ensemble du territoire.

Hors agglomération, la mise en place d’un miroir est strictement interdite, car il présente le risque accru d’induire une mauvaise appréciation de la distance et de la vitesse.

En effet, la vitesse d’approche des véhicules, plus élevée qu’en milieu urbain, peut encore plus difficilement y être appréhendée au travers d’un miroir, au risque de surprendre l’usager. 
De plus, la nuit, en l’absence d’éclairage public, la vue des phares dans le miroir peut suggérer que le véhicule arrive en face alors qu’il vient latéralement.

Il ne semble donc pas opportun d’étendre le domaine d’emploi des miroirs à des sites hors agglomération.

En milieu urbain, leur emploi est autorisé, à titre palliatif, dans les cas très restreints quand aucune autre solution de type aménagement ou autre dispositif ne peut résoudre le problème de visibilité sur les voies.

REFERENCES

QE de Marie-Jo Zimmermann, JO de l’Assemblée nationale du 28 août 2012, n° 694

Le nouvel Economiste - n°1618 - Du 21 au 27 juin 2012

Article Cyclomir Le Nouvel Economiste 2012